Compare micro-entreprise, EURL et SASU côte à côte pour le même chiffre d'affaires et trouve le statut le plus avantageux.
Choisir son statut juridique est une décision clé pour tout freelance. Ce simulateur compare les 3 statuts les plus courants (micro-entreprise, EURL à l'IS, SASU) pour un même CA, en montrant les charges, l'impôt et le revenu net de chaque option.
Il n'existe pas de statut universellement "meilleur". Chaque structure a ses avantages et ses limites, et le choix optimal dépend surtout de ton chiffre d'affaires, de tes frais réels et de ta stratégie de rémunération.
En dessous de 40-50K€/an, la micro-entreprise est presque toujours le meilleur choix. Les charges sont faibles, la gestion est ultra-simple, et tu n'as pas besoin de comptable.
Entre 50K€ et 70K€, c'est la zone grise. Si tu as peu de frais, reste en micro. Si tu as des frais importants à déduire (sous-traitance, matériel), l'EURL devient intéressante.
Au-delà de 70-77K€, tu dois de toute façon quitter la micro. Le choix se fait alors entre EURL (charges TNS plus légères, net immédiat maximal) et SASU (dividendes à flat tax, meilleure couverture sociale).
Et si tu ne veux gérer aucune structure, le portage salarial est une quatrième voie : tu restes salarié (chômage, retraite) sans créer d'entreprise, en échange d'un net un peu plus faible.
Voici les principales différences en un coup d'œil :
| Critère | Micro-entreprise | EURL à l'IS | SASU |
|---|---|---|---|
| Charges sociales | 12,3-25,6% du CA | ~45% de la rémunération | ~82% du salaire brut |
| Base de calcul | CA encaissé | Rémunération nette | Salaire brut |
| Déduction frais | Non (abattement forfaitaire) | Oui (frais réels) | Oui (frais réels) |
| Plafond CA | 77 700€ (services) | Aucun | Aucun |
| Comptable | Facultatif | Quasi obligatoire | Obligatoire |
| Dividendes | Non applicable | Soumis à cotisations TNS | Flat tax 30% |
| Responsabilité | Illimitée (patrimoine perso) | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Assurance chômage | Aucun droit | Aucun droit | Aucun droit (mandat non couvert) |
| Protection sociale | Minimale, proportionnelle au CA | Régime TNS | Régime général (hors chômage) |
| Coût annuel de gestion | ~300€ (CFE) | 1 500-3 000€ | 2 000-4 000€ |
La SASU a un avantage unique : les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Ils sont taxés à la flat tax de 30% (12,8% d'impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Concrètement, un président de SASU peut se verser un petit salaire (pour la couverture sociale) et compléter avec des dividendes. Sur la partie dividendes, il ne paye que 30% au lieu des 82% de charges salariales.
Attention : cette stratégie n'a de sens que si ton CA est suffisamment élevé pour générer un bénéfice après toutes les charges. De plus, se verser un salaire trop faible peut attirer l'attention de l'URSSAF et réduire tes droits à la retraite.
En EURL, les dividendes au-delà de 10% du capital sont soumis aux cotisations TNS (~45%), ce qui rend cette stratégie moins avantageuse. Pour chiffrer l'arbitrage salaire/dividendes sur tes montants, utilise le simulateur dividendes SASU.
Passer en société ne se résume pas aux charges sociales. Il faut aussi compter :
Ces coûts de gestion annuels (1 500 à 4 000€) doivent être compensés par les économies d'impôts et de charges. C'est pourquoi le passage en société n'est rentable qu'à partir d'un certain CA.
Trois signaux indiquent qu'il est temps de quitter la micro-entreprise :
Tu approches du plafond de CA. Si tu frôles les 77 700€ en services, anticipe. Mieux vaut préparer ta transition sereinement que d'être forcé de changer en cours d'année.
Tes frais réels dépassent l'abattement forfaitaire. En BNC, l'abattement est de 34%. Si tes vrais frais représentent plus de 34% de ton CA (sous-traitance, matériel coûteux), tu paies trop d'impôts en micro.
Tu veux optimiser ta rémunération. À haut CA, la stratégie salaire + dividendes en SASU ou l'optimisation TNS en EURL peut te faire gagner plusieurs milliers d'euros par an.
La transition prend généralement 2 à 4 semaines. Tu fermes ta micro et tu crées ta société, idéalement en début d'année civile pour simplifier la comptabilité. Pour les formalités de création, des services en ligne comme Legalstart ou Legalplace gèrent les statuts et l'immatriculation ; pour le suivi, un expert-comptable en ligne comme Dougs est quasi indispensable en société.
La micro-entreprise convient pour un CA inférieur à 50-60K€ grâce à sa simplicité. La SASU est préférable pour les CA élevés, permettant d'optimiser via les dividendes (flat tax 30%) et de déduire les frais réels.
Il n'y a pas de statut universellement meilleur. La micro-entreprise est idéale pour démarrer (simplicité, charges réduites). L'EURL offre un bon équilibre charges/protection. La SASU est optimale pour les hauts revenus.
En EURL, le gérant paie environ 45% de charges sociales (TNS) mais bénéficie d'une meilleure couverture retraite. En SASU, le président paie environ 82% de charges salariales mais peut se verser des dividendes à la flat tax (30%).
Oui, c'est courant quand le CA dépasse les plafonds ou que le statut SASU devient plus avantageux. La transition implique de fermer la micro et de créer la SASU, ce qui prend généralement 2-4 semaines.
Généralement, à partir de 50-60K€ de CA annuel, une société (EURL ou SASU) peut être plus avantageuse, surtout si tu as des frais professionnels importants à déduire.
La micro-entreprise est un régime simplifié d'entreprise individuelle : cotisations calculées sur le chiffre d'affaires (12,3 % à 25,6 %), pas de déduction des frais réels, plafond de 77 700 € en services, comptabilité minimale. La SASU est une société : le président est assimilé salarié, cotise environ 82 % du salaire brut, déduit ses frais réels, n'a aucun plafond de CA et peut se verser des dividendes taxés à 30 %. En contrepartie, la SASU impose une comptabilité complète et environ 2 000 à 4 000 € de frais de gestion par an.
En pourcentage, la micro-entreprise reste la plus légère : 25,6 % du CA en BNC, contre environ 45 % de la rémunération en EURL et 82 % du salaire brut en SASU. Mais l'assiette diffère : en société, les cotisations portent sur la rémunération que tu te verses, pas sur le chiffre d'affaires, et tes frais réels sont déductibles. Dès que tes frais deviennent significatifs, la société peut redevenir plus avantageuse. Le simulateur ci-dessus fait la comparaison sur tes chiffres.
Aucun des deux. Le président de SASU est assimilé salarié pour la protection sociale, mais il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre donc pas de droits à l'ARE au titre de son mandat. Le micro-entrepreneur n'y a pas droit non plus. Si la couverture chômage est déterminante pour toi, c'est vers le portage salarial qu'il faut regarder, le seul statut de cette liste qui te rend vraiment salarié.
Il n'y a aucun minimum légal : un président de SASU peut ne rien se verser. Sans rémunération, il n'y a pas de cotisations, mais pas de protection sociale ni de trimestres de retraite validés non plus. C'est le principal arbitrage de la SASU, entre optimiser les charges et se constituer des droits.
Trois raisons principales : le dépassement du plafond de 77 700 € qui rend la micro impossible, des frais professionnels élevés que la micro ne permet pas de déduire, et la volonté d'arbitrer entre salaire et dividendes. Le simulateur indique le seuil de CA à partir duquel la société devient plus intéressante dans ta situation.
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Une fois ton statut choisi, ces services créent ta structure et gèrent le juridique à ta place.