Optimise la répartition salaire / dividendes en SASU pour maximiser ton revenu net après impôts.
En SASU, tu peux te rémunérer en salaire et en dividendes. Le salaire est soumis aux charges sociales (~82%), tandis que les dividendes sont taxés à la flat tax (30%). Ce simulateur calcule la répartition optimale pour maximiser ton revenu net.
En SASU, tu as deux façons de te rémunérer : le salaire (en tant que président) et les dividendes (en tant qu'actionnaire). Chaque canal a sa propre fiscalité, et c'est l'arbitrage entre les deux qui détermine combien tu gardes réellement. (Pour le revenu net global de ta SASU sans entrer dans l'optimisation, utilise le simulateur SASU.)
Le salaire est soumis aux cotisations sociales (~82% du salaire brut), mais il ouvre des droits (retraite, maladie, prévoyance). C'est cher, mais c'est ta protection sociale.
Les dividendes sont soumis à la flat tax de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu + 17,2% de prélèvements sociaux). Pas de cotisations sociales, mais pas de droits sociaux non plus.
L'objectif de ce simulateur est de trouver le bon équilibre entre les deux pour maximiser ton revenu net tout en conservant une couverture sociale correcte.
Voici le chemin de l'argent dans une SASU :
Ton revenu net total = salaire net + dividendes nets.
Plus tu bascules de salaire vers dividendes, plus tu économises sur les charges sociales, mais tu perds en protection sociale.
| Canal | Charges/Taxes | Droits sociaux |
|---|---|---|
| Salaire | ~82% de charges | Oui (retraite, maladie, prévoyance) |
| Dividendes | IS + flat tax 30% | Non (aucun droit) |
La stratégie la plus courante en SASU consiste à se verser un salaire modeste pour la couverture sociale, et à compléter avec des dividendes pour maximiser le net.
Prenons 100 000€ de CA sans frais (chiffres arrondis, à titre d'illustration) :
La stratégie mixte fait donc gagner plusieurs milliers d'euros par an à CA égal. L'écart exact dépend de ton salaire, de tes frais et de ta tranche d'imposition : lance la simulation ci-dessus pour ton cas précis.
Mais attention : un salaire trop faible signifie peu de droits retraite et une couverture maladie minimale. Le SMIC annuel (~22 400€ brut, soit 1 867€/mois) est souvent cité comme plancher raisonnable.
Avant de distribuer des dividendes, le bénéfice de ta SASU est soumis à l'IS. Le taux réduit à 15% s'applique si ton CA est inférieur à 10 M€ et que le capital est entièrement libéré et détenu à au moins 75% par des personnes physiques :
| Tranche de bénéfice | Taux IS |
|---|---|
| Jusqu'à 42 500€ | 15% |
| Au-delà de 42 500€ | 25% |
Par défaut, les dividendes sont soumis à la flat tax (PFU) de 30%. Mais tu peux opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si c'est plus avantageux.
Avec le barème progressif, tu bénéficies d'un abattement de 40% sur les dividendes. Le montant après abattement est ajouté à tes autres revenus et soumis au barème classique (0%, 11%, 30%, 41%, 45%). Les 17,2% de prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas.
Quand choisir le barème progressif ? Si ton taux marginal d'imposition est de 0% ou 11%, le barème peut être plus avantageux que la flat tax. À partir de la tranche à 30%, la flat tax est presque toujours préférable.
En pratique, si tu te verses aussi un salaire, ton taux marginal sera souvent à 30% ou plus, et la flat tax sera le bon choix.
Cette stratégie a des limites importantes à connaître :
Le risque URSSAF. Si tu te verses un salaire symbolique (1€/an) et uniquement des dividendes, l'URSSAF peut requalifier les dividendes en salaire et réclamer les cotisations correspondantes. Un salaire d'au moins le SMIC est recommandé.
Les droits retraite. Avec un salaire faible, tu cotises peu pour ta retraite. À 2 000€ brut/mois pendant 20 ans, ta retraite de base sera très faible. Prévois une épargne retraite complémentaire (PER, assurance-vie).
La comparaison avec l'EURL. En EURL, les dividendes au-delà de 10% du capital social sont soumis aux cotisations TNS (~45%). Cette stratégie est donc nettement moins intéressante en EURL qu'en SASU. Le comparateur de statuts te montre l'écart.
Les coûts de gestion. N'oublie pas les frais de comptable (2 000-4 000€/an), de bulletins de paie (~600€/an) et de banque pro (~300€/an) qui réduisent ton bénéfice distribuable. Un expert-comptable en ligne comme Dougs, Keobiz ou Pennylane prend en charge le bilan, les paies et l'arbitrage salaire/dividendes pour un coût maîtrisé.
Les dividendes sont versés à partir du bénéfice après IS. Il faut une assemblée générale pour décider de la distribution. Ils sont ensuite soumis à la flat tax de 30% (12,8% d'IR + 17,2% de prélèvements sociaux).
Il n'y a pas de minimum légal, mais un salaire d'au moins le SMIC brut (~22 400€/an) est recommandé pour la couverture sociale et pour éviter une requalification URSSAF.
Non, c'est le principal avantage de la SASU. Les dividendes sont soumis uniquement à la flat tax (30%). En EURL, les dividendes au-delà de 10% du capital sont soumis aux cotisations TNS (~45%).
La flat tax (30%) est avantageuse si ton taux marginal d'imposition est de 30% ou plus. Si tu es dans la tranche à 11%, le barème progressif avec l'abattement de 40% peut être plus intéressant.
La SASU est nettement plus avantageuse pour les dividendes : flat tax 30% vs cotisations TNS ~45% en EURL (au-delà de 10% du capital). C'est souvent le critère décisif entre les deux statuts.
Sur le plan strictement fiscal, les dividendes l'emportent presque toujours. Sur 100 000 € de chiffre d'affaires avec 24 000 € de salaire brut, le mix salaire plus dividendes laisse environ 49 839 € net contre 35 742 € en tout salaire, soit 14 097 € d'écart. Mais les dividendes n'ouvrent aucun droit social : ni retraite, ni indemnités journalières, ni prévoyance. Un salaire minimal reste souvent nécessaire pour valider tes trimestres et garder une couverture.
Le bénéfice est d'abord soumis à l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %). Ce qui reste peut être distribué en dividendes, taxés par défaut à la flat tax de 30 %, qui se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Tu peux opter pour le barème progressif à la place, ce qui donne droit à un abattement de 40 % mais soumet le reste à ta tranche marginale : c'est rarement gagnant au-delà de la tranche à 30 %.
La limite est le bénéfice distribuable : le résultat après impôt sur les sociétés, augmenté des reports bénéficiaires antérieurs, et diminué des pertes et de la réserve légale. Cette réserve légale absorbe 5 % du bénéfice chaque année jusqu'à atteindre 10 % du capital social. Il n'existe pas de plafond en euros : tout dépend de ce que la société a réellement dégagé.
Non, pas librement. Les dividendes sont votés après l'approbation des comptes annuels, donc une fois par an dans le cas général. Des acomptes sur dividendes en cours d'exercice sont possibles, mais seulement sur la base d'un bilan intermédiaire certifié par un commissaire aux comptes. Pour un revenu régulier tous les mois, c'est le salaire qui joue ce rôle.
💡 D'autres questions ? N'hésite pas à nous contacter pour obtenir des conseils personnalisés sur ton activité de freelance.
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